Des Orchidées à La Romiguière |
|
|
|
Non, elle n'est pas fanée !... c'est une Néottie Nid d'Oiseau, une orchidée sauvage qui à la particularité d'être totalement dépourvue de chlorophylle. Elle pousse naturellement à la Romiguière, et les quelques exemplaires photographiés ce matin 29 mai 2011, sont de très belle taille !
Voici ce qu'en dit l'encyclopédie Wikipédia : La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une plante herbacée vivace de la famille des Orchidaceae. Elle est géophyte grâce à ses rhizomes mais elle est dépourvue dechlorophylle. DescriptionSa taille peut varier de 15 à 40 cm. Elle de couleur brun jaunâtre. Ses fleurs, roussâtres, sont disposées en épi. Les feuilles sont brunes et transformées en écailles engainantes le long de la tige. La tige desséchée avec les capsules vides persiste d'une année sur l'autre. Sur l'appareil végétatif, en partie souterrain, la disposition et l'enchevêtrement des racines font penser aux brindilles d'un nid d'oiseau. La comparaison est attribuée au médecin et botaniste Jacques Daléchamps en 1586. BiologieFloraisonLa floraison s'étale de mai à juillet. Elle peut se faire sous terre. La pollinisation est assurée par les insectes, en particulier des coléoptères et des thysanoures. L'autofécondation peut avoir lieu à défaut de visite d'insecte : les pollinies s'enflent, puis s'effritent et le pollen se dépose sur le stigmate1. HétérotrophieLa néottie nid d'oiseau est souvent considérée à tort comme un parasite car elle est dépourvue de chlorophylle et est incapable de réaliser laphotosynthèse. Comme la plupart des orchidées, la néottie a développé des caractéristiques la rendant extrêmement économe en ressources : les besoins en eau et en azote sont nettement réduits par rapport aux plantes vertes, la chlorophylle étant grande consommatrice. Elle s'associe à un champignon qui vit en symbiose avec un feuillu. L'énergie de l'arbre lui est transmise par le champignon : il s'agit d'une mycorhize. Neottia, Limodorum, Corallorhiza, Epipogium et Monotropa seraient les seuls genres saprophytes des pays tempérés. On ne peut cependant pas les considérer comme des saprophytes au sens strict, mais plutôt comme hétérotrophes car c'est le champignon qui fournit la matière organique qui les nourrit2. Les racines sont colonisées par les hyphes du champignon, mais contrairement aux autres Orchidaceae il s’agit de champignonsectomycorhiziens, de la famille des Sebacinaceae, habituellement associés aux arbres. La matière organique (sucres…) utilisée par la Néottie provient de ces champignons. Elle a été produite par l’arbre auquel ces derniers sont inféodés3. « Il y a un volé (l'arbre), un voleur (le champignon) et un receleur (l'orchidée) ». Cependant le premier et le dernier reçoivent l'eau et les ions minéraux du champignon. La néottie est dite mycohétérotrophe4,5. « En forêt de Fontainebleau, Noël Bernard découvrit en 1899 le rôle déterminant joué lors de la germination des graines par des filamentsmycéliens présents à l'intérieur des racines de Néottia. Plus tard on observa que ce phénomène était général chez toutes les orchidées, dont les graines minuscules ne peuvent germer que si elles sont aidées dans cette tâche par les filaments du champignon qui leur servent de pseudo-racines et aspirent dans le sol les éléments nutritifs dont elles ont besoin. Un équilibre s'instaure alors entre le champignon et la racine de la plante herbacée; équilibre toujours fragile. C'est en sécrétant des substances chimiques particulières : l'orchinol et l'hircynol, que les racines tubérisées des plantes adultes maintiennent le champignon à leur périphérie et lui interdisent de pénétrer trop en avant dans leur tissu. »6. BiotopesC'est une espèce d'ombre. Elle est mésophile et apprécie des sols riches au pH basique à neutre. Ses biotopes préférés sont les hêtraies, chênaies ou pineraies. En phytosociologie, elle est typique dans les peuplements forestiers de type Carpino-Fagenelia ou Cephalanthera-Fagion. RépartitionOn la retrouve à l'étage collinéen et montagnard (jusqu'à 1500 m d'altitude) sur le contient eurasiatique. C'est une espèce commune à assez rare dans presque toute la France7. On la retrouve un peu en Belgique. Elle est considérée comme totalement absente des départements du Morbihan, de la Loire-Atlantique, du Pas-de-Calais et de Paris-même. Sa présence en Finistère est incertaine8. Elle est présente ailleurs dans le pays mais peut être rare par endroit. Elle est présente sur la liste des espèces végétales protégées en Bretagne et celle des des espèces protégées en Limousin. VulnérabilitéL'espèce est classée "LC" : Préoccupation mineure.9 Synonymes
Étymologie
Référence
Liens externes
|